La lampe dans le monde islamique

9.3.1L’extension et l’établissement rapide des Arabes et de l’Islam

Dans le Proche et le Moyen-Orient à partir de la deuxième moitié du septième siècle déjà, l’aspect des lampes à huile commença manifestement à se transformer. La première période musulmane des Omeyyades vit des lampes dérivées des lampes précédentes comportant des dessins stylisés en relief sur une forme moulée ovale, avec principalement un canal rectiligne entre trou de remplissage et trou de mèche. Plus tard, survinrent des dessins floraux. On trouve ces lampes uniformément dans le Proche-Orient jusqu’au neuvième siècle.

10.1.51La période du dixième au quatorzième siècle, avec ses successions de dynasties arabes, a été pour la lampe à huile une période de changements continuels. Evidemment, avec des régions entières changeant souvent d’administration, une fois byzantine, une fois arabe ou vice-versa, les potiers ne savaient apparemment plus à quel Dieu se référer. Les lampes en terre cuite des deux mille ans passés disparurent petit à petit pour faire place à des lampes de formes totalement nouvelles. On retrouva des lampes entièrement ouvertes avec un seul bec et un haut bord. On passa ensuite à des lampes à long bec ouvert et un réservoir semi-fermé. Viennent ensuite les lampes arabes avec un réservoir en pot sur un socle bien prononcé, avec un bec relativement long et un cou se terminant par un col pour le remplissage. On les rencontre en nombre considérable pendant plus d’un siècle. Un point commun et nouveau, ces lampes sont faites d’argile à granulation grossière et sont presque toutes recouvertes d’une glaçure de couleur verte ou bleu ciel, rarement beige, que nous appellerions aujourd’hui de la céramique, d’autres diraient de la faïence, avec quelque fois des lignes géométriques de couleur plus foncée. Pendant ces périodes islamiques, les Arabes ont produit de très belles choses, en particulier, des lampes à huile admirables, toutes glacées.